La psychologie en auto-stop.

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Depuis que je vis sur l’île, île qui au passage est grande de 21km, autant te dire que je me perds tout le temps, j’ai développé un sens interéssant de l’écoute. Ma mère m’a toujours dit qu’il y avait une différence entre “entendre” et “écouter”

Je pars au travail, en auto-stop. Bon c’est pas pour faire ma maligne mais bien souvent, j’ai à peine le temps de sortir mon pouce qu’une main ouvre la porte d’un carrosse qui passe par là. Et je rencontre mon premier “compagnon de route” du matin. Chacun à une histoire différente, une façon de voir la vie. Surtout le matin.

Machine vient de déposer ses enfants à l’école et part profiter de la plage, Bidule a envie de parler de sa vie sentimentale catastrophique, Truc a des problèmes avec sa voiture (t’es bien mignon mais ça m’aurait arrangé que tu me dises ça avant que je boucle ma ceinture, Truc).

De là ou je viens, chaque matin les visages fermés et fatigués se succèdent dans la rame de métro. Au premier qui sortira, au premier qui compostera son ticket, au premier qui râlera. Ici, tu apprends à tutoyer les gens que tu croises, de simples inconnus qui deviennent des visages familiers, tu apprends à dire de ou tu viens ce que tu fais et ou tu vas, que tu avais besoin de soleil, d’air nouveau, de respirer.

Ici, tu apprends à écouter plutôt qu’entendre.

Le seul petit problème auquel je suis confrontée avec mes compagnons de route, c’est de penser à leur demander leur prénom. Franchement, tu trouves ça facile toi de demander le prénom de quelqu’un ? Ca fait un peu rencontre à la maternelle… “c’est quoi ton prénom?”

Alors, Truc, Machin, ou Bidule, on se croisera surement entre 8h & 8h30 sur la route de Gustavia, et avec plaisir je tendrai mon oreille pour une séance de psychologie en auto stop. Promis.

Ma nouvelle vie sur un caillou

Voilà 15 jours que j’ai posé le pied sur ce caillou des Antilles. Voilà 10 jours que j’ai commencé ce dessin. Voilà 5 jours que j’essaie de faire sortir les mots. Je crois qu’ils sont encore bloqués dans ma valise, j’ai beau l’avoir vidée entièrement. Alors à défaut de te dire comment je vais, comment je vis et ce que je ressens, je m’attarde sur ma plus grande passion : l’observation des gens. Le panel est assez large ici. 

Je me balade en STOP, je croise des américains, des saisonniers, des locaux. J’écoute leurs histoires puis je les classe dans des tiroirs. Je regarde les serveurs réaliser des cocktails énergiquement, je tends l’oreille vers des discussions qui ne me regarde pas. Je me demande si le soleil rend heureux. Si il assomme. Si il aide à moins penser. Je regarde des yeux bleus et je m’y perds un peu. Tiens, je viens d’apprendre que Leonardo DiCaprio est arrivé sur l’île, je vais faire un tour je reviens.
Les gens derrière les fenêtres

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J’ai une fâcheuse manie à beaucoup observer les gens. Et cela depuis bien longtemps. J’aime regarder comment ils s’habillent, se maquillent, utilisent leur mains. J’invente des jeux les concernant. Mon nouveau jeu en date: regarder le haut des gens dans le métro et deviner quelles chaussures ils portent. Je me surprends à sourire toute seule quand je marque un point, tu imagines bien.

Mais par dessus tout, j’aime rentrer à pied la nuit, et marcher la tête en l’air pour regarder les fenêtres éclairées. Pas uniquement les fenêtres, mais plutôt ce qu’il se passe à l’interieur. N’y vois pas ici une certaine forme de voyeurisme. Je regarde l’intensité et la couleur de la lumière. Je cherche des atmosphères, des ambiances. J’essaie de cerner des bonheurs, de les ressentir. A travers les fenêtres éclairées des rues. Il ne faut pas croire que les fenêtres c’est uniquement fait pour les gens qui se trouvent à l’interieur, allons. Il m’arrive de me retrouver nez à nez avec un chat qui me met mal à l’aise, d’avoir scruté son espace vital.

Il y a des histoires à l’interieur des fenêtres, certaines sont jolies d’autres moins. Il y a des petits amoureux, lovés l’un contre l’autre dans le canapé, des pépés aux mains abimées par le temps, qui lisent des livres, les lunettes impeccablement placées sur le bout du nez, des enfants qui ne veulent pas s’endormir, des couples qui se font et se défont…

C’est un peu comme commencer à lire un livre. Les premières ambiances, les tableaux aux murs, les rideaux à moitiés tirés, les bibliothèques bien rangées.

La nuit dernière, a cause de mes yeux en l’air, j’ai trébuché sur un pavé qui sortait du sol.

"Tu ferais mieux de regarder ton propre bonheur, ma grande" qu’il m’a dit.

Et les transports en commun tu vois, ça me fait penser à la piscine scolaire. Sauf que ma mère peut pas me faire de dispense.

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8h37, t’as avancé l’horloge de ton téléphone de 5 min pour ne pas être en retard mais l’erreur c’est probablement d’être conscient(e) de cet acte assez débile en somme, et de te dire tout les matins “c’est bon, j’suis laaaaarge”. En fait, non. Du coup, tu sors de chez toi en descendant les marches deux par deux, trois pour la dernière (mais un de ces jours, tu finiras forcement par te dire que deux par deux c’était plutôt à ton niveau).

Comme la vie du matin c’est pas comme à Hollywood, le tramway arrive quand t’attends que le petit bonhomme du feu rouge daigne passer au vert. Tu cours, tu dérapes sur les foutues bandes blanches du passage piéton. Qui à inventé les bandes blanches ? QUI ?

Les portes du tramway se referme comme si tu n’existais pas, en bloquant soit ta veste, soit ton écharpe, soit ton sac ou soit ta main (et là ça craint). Des fois ça passe, jusqu’à ce que tu remarques que tu es en train d’asphyxier sous le trop plein de gens qui se permettent de voler TON oxygène. Genre normal.

Je n’ai JAMAIS aimé le contact physique avec les gens (ouais bon, certains contacts… Je… Enfin… C’est pas le sujet)! Quand j’étais petite et que j’allais à la piscine avec ma classe, il fallait passer par le vestiaire, tu sais le couloir en mini carrelage ou tu dois enfiler ton maillot de bain une pièce à pois rapido et une espèce de bonnet tout collant sur la tête. Eh ben le souvenir que j’ai de ce fameux couloir, c’est que j’essayais toujours de marcher sur le bord du passage, là ou c’était sec pour ne pas avoir à marcher sur le milieu mouillé ou tout le monde marche pieds nus. Tu me diras, tout ça pour finir dans une piscine bondée de monde, de petits microbes et d’autres choses en tout genre. Du coup, au bout d’un moment, ma mère me faisait des dispenses de piscine chaque semaine. A CAUSE DES GENS.

Et les transport en commun tu vois, ça me fait penser à la piscine scolaire. Sauf que ma mère peut pas me faire de dispense.

D’ailleurs je sais d’avance que quand elle lira cet article, elle me regardera droit les yeux avec l’air sérieux et elle me sortira “t’as qu’a passer ton permis ma p’tite chérie”.

J’ai toujours eu un problème avec les enfants….

Je t’arrête tout de suite, parce que je t’entends d’ici me crier dans les oreilles… Ouais, ouais je sais moi aussi j’ai été enfant. Mais je m’en souviens pas. Enfin, si, je me vois encore à 7ans en train de marcher avec les chaussures à talons deux fois trop grandes de ma mère pour faire clac clac clac sur le carrelage comme une grande ou alors me fabriquer des chapeaux avec des feuilles de rhubarbes. Ben ouais.

Mais je crois que mon esprit à effacé tout autre souvenir de moi en mode “mini truc qui court et qui crie”, et c’est pas plus mal pour mon égo, tu vois.

Mais je sais pas, y’a un truc qui bloque. Ils me font un peu peur. On va pas se mentir… Ce sont des petits monstres avec des petits pieds, des petits doigts toujours sales & de la morve au nez.

On s’est déjà tous retrouvé, un jour, devant un nouveau né et toute sa ribambelle de famille parfaite à dire; que dis-je, à avoir l’ordre de dire “MAIKILESTMIGNOOON” en regardant ce petit truc rose sans cheveux et avec les yeux tout fermés. Je crois que mon problème commence ici même: être forcé de dire de quelqu’un qu’il est beau alors qu’en fait tu n’en penses pas moins… Enfin quoi, même avec trop de verres de vin blanc sec dans le sang, même en train de danser pieds nus sur le bar à 3h du mat’ un vendredi soir, tu vas pas aller dire à Jean Jacques qu’il est canon si il ne l’est pas. Si ?

Puis, j’ai jamais compris leur enjouement dans les magasins. Ça aussi ça me fait peur. Moi aussi j’aimerai bien prendre un mini caddy, mais si tu sais, celui avec un p’tit drapeau, et courir à fond les ballons dans les rayons. Genre NOR-MAL. J’aurais pas besoin de m’arrêter pour dire bonjour au mec dont j’ai même oublié le prénom et que je croise toujours au moment exact ou je n’ai envie de croiser personne. Imagine, je pourrais l’esquiver en tapant un sprinte juste à côté de lui avec MON SUPER CADDY CARREFOUR. Eh ouais.

N’empêche qu’en plus, ils fond des trucs bizarres avec tout leur corps (nan, pas ce genre de truc bizarre là, allons). Le genre de truc par exemple ou quand toi tu t’assoies bien confortablement dans le canapé, eux ils vont se mettre dans l’autre sens, la tête vers le bas et les jambes en l’air. Ou pire! Ils sont en train de manger, et estiment que ta compagnie n’est plus très appréciable, alors ils se cassent, la bouche remplie tel un écureuil de central park, pour aller s’attarder sur une autre activité. Ouais d’accord.

Mais, je crois que ce qui me terrifie le plus, c’est de devoir gérer une discussion avec ce monstre aux joues roses. Même parler à un allemand avec l’accent belge devient facile face à ça.

- “Yaya ya bin wa”

- “Pardon ?”

- ” YA BIN MWAAA”

-….

Et si par chance, ils ont quelques années de plus et les joues un peu moins roses… je ne sais pas quoi leur dire. Non pas que j’ai de quelconque problèmes en communication, mais jamais O grand jamais, quand j’ai commencé une discussion avec l’un des leurs, la discussion n’a duré plus de 2 min & 30 secondes. Parce que tu as beau bien débuter la chose, ils ne te diront jamais “ça va très bien et toi?”

-” Ca va bien à l’école?”

-” Oui…”

-” Et tu as une petite amoureuse?”

-” Non…”

-” Et elle est gentille ta maîtresse?”

-” Oui…”

-” Ok, ben salut…”

C’est ça le problème avec les mômes.

Saperlipopette mais c’est vrai, je vous ai pas dit !

Je vous ai quand même balancé pas mal d’indices hein! Me jetez pas de parpaings en mousse, en plus, ce sera comme si j’allais tous vous emmener avec moi pour l’aventure: je vous posterai des petits morceaux de vie, promis!

Je suis du genre à être la nana #quisaitpasprendrededécisionsengeneral & qui s’attache facilement aux lieux, alors j’aurais pu rentrer de vacances de manière simple, comme tout le monde, en me disant que le retour est toujours difficile mais ça fini par passer SAUF que non. Aux Caraïbes, j’ai découvert un mini bonheur qui sent bon la Vanille et la noix de coco. Et le bonheur vous savez ce qu’on en dit “on le reconnait au bruit qu’il fait en claquant la porte”. Et la porte, je ne l’ai pas entendu se refermer, parce que déjà aux Caraïbes y’a pas de porte aux maisons. Nia.

Alors pour une fois, pour une sacrée foutue fois, j’ai pris une décision. Genre je pouvais pas commencer simple et choisir entre des pâtes carbo et des pâtes bolo. Ben non, monsieur.

Si tu n’attrapes les petits papillons qui passent à côté de toi alors tu les laisses s’échapper pour toujours. Du coup, j’ai sorti mon épuisette (ouais, je sais l’épuisette c’est pour les poissons pas les papillons) & je pars poursuivre ces petits insectes là. 

Dans exactement quatre semaines. Quatre toutes petites semaines. A cette heure ci, j’y serai.

Ce soir, je papote mode & bonne action avec vous. Si si c’est compatible!

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Je ne suis pas du genre à promouvoir des choses, à moins que ça me tienne vraiment à cœur. Et en ce qui concerne la mode, les défilés, les fringues, les fils & les boutons, forcement je m’y intéresse. Mais pas seulement!

En effet, l’association De Fil en Aiguille a pour objectif de valoriser et promouvoir de jeunes créateurs via l’organisation d’un défilé de mode annuel. Dans une ville comme Lille, ou le textile à une place importante dans l’histoire de la région et ou chacun y va à sa sauce pour développer les jolies petits talents d’aujourd’hui, DFEA travaille toute l’année pour vous présenter un défilé de taille. Avec leurs petites mains, ces huit nanas organisent donc le défilé tant attendu le 20 Mars 2014 !

Mais pourquoi je vous en parle ce soir ?

Tout simplement parce que cet événement artistique possède une vocation solidaire. Eh oui, Monsieur! Comme chaque année, les bénéfices réalisés lors du défilé seront reversés à l’association Capucine, qui lutte contre la leucémie. De quoi avoir encore plus raison d’y participer. C’est ici que tu interviens! Alors tu me diras, les dons on sait ce que c’est, on y est confrontés chaque jours dans les rues, a travers diverses associations. Mais grâce à Ulule, tu verras le compteur-tirelire augmenter pendant 15 jours, et cela avec ton petit soutient (parce qu’il peut être tout petit, pour tout les budgets, tu vois tu n’as aucune excuse)!

Alors si tu aimes la mode (ou pas), si tu veux faire ta BA du lundi soir (ou pas) ou si tu veux juste passer un chouette moment avec de chouettes personnes chouettement bien fringuées par de chouettes créateurs, alors sors ta chouette (oui bon ça va) carte bancaire et ramène ta petite bouille le 20 Mars au défilé De fil En Aiguille (même ton banquier il sera fier de toi, c’est pour dire)!

Ca se passe http://fr.ulule.com/defile-association/

Et pour découvrir ou aura lieu le défilé, je te conseille de passer par là https://www.facebook.com/De.Fil.en.Aiguille.Asso

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Bécots, Love, etc…

A.

Au lieu de prendre de bonnes résolutions que tu ne tiendras pas, parle moi de ton humeur.

Il y a deux jours, je prenais mon petit café du matin dans un bar près de la gare. Je gribouillais sur mon carnet noir, l’ambiance des matins froids de l’hiver. Une jolie petite nana, dont je connaissais à peine le prénom, avait eu la même idée que moi avant d’affronter la journée. Elle m’a dit qu’elle s’était attachée à mon personnage illustré. Comme ça dans un sourire, entre deux gorgées d’un café trop corsé. J’hésitais entre deux prénoms alors je ne l’ai pas nommé.

J’ai eu envie d’en faire un article.

J’aurais peut être du me sentir gênée. Elle connaissait mes humeurs, mes sentiments, mon humour et mes tristesses. Comme dans une télé réalité, mais en plus sincère.

Ça va faire maintenant deux ans, que je vous raconte des bribes de ma vie en mots et en traits. 2014 commence et je n’ai pas envie de prendre de résolutions. D’ailleurs, je ne vous le conseille pas. Qui à vraiment envie de décider de certains choix et d’avancer avec la peur de ne pas être à la hauteur de ceux là? Écrire au crayon noir des solutions n’a jamais aidé à les résoudre. Les humeurs oscillent comme un électrocardiogramme, et personne ne vous en voudra pour ça. On est tous fait avec nos forces et nos faiblesses.

Je ne vous conseille pas grand chose pour vos humeurs de cette nouvelle année. Riez au grand air, pleurez sur l’épaule d’une voix plus forte que la votre, soyez serein. Posez des questions, demandez à votre mère comment elle à fait pour trouvez cette personne spéciale, cette personne qui ne serait pas trouillarde, cette personne qui n’a jamais voulu s’enfuir avec ce qu’elle à de meilleur, cette personne qui a tout fait pour qu’aujourd’hui je puisse écrire que le plus fort c’est mon père.Sentez vous vivre dans le petit bocal de votre vie. Seule ou accompagnée.

Et surtout, gardez dans vos poches la petite cuillère qui vous ramassera quand vous perdrez quelques miettes.

Si ça se trouve, c’est à cause de ces recettes que mémé à été poussé dans les orties…

Je m’initie à la… CUISINE! Riez, riez !

Et bonne chandeleur !

Oh ça va, on est tous des mauvais perdants de toute manière… Non ?

Je crois que j’ai passé un quart de mes vacances à jouer au jeu “du personnage”. Vous savez, ce jeu ou on pense à quelqu’un est que l’autre à pour mission de deviner ce fameux personnage ?

Alors, depuis mon retour, j’établis une liste de personnages méga-ultra-super compliqués pour prendre ma revanche dans quelques mois!

Allez, je vais me faire un thé, j’ai froid!

A plus dans l’bus !

Comment j’ai croisé la route du bonheur terrestre.

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Je reviens d’un mois aux Antilles  J’ai la mélancolie du retour et la force d’une étoile de mer. 

MAIS, j’ai gardé plein de vitamines. Tout du moins assez pour acheter un aller sans retour pour y retourner.

Oui, parce que je suis partie aux Antilles avec beaucoup d’appréhension et de clichés. Et à peine, avais je posé le pied sur l’île, plus rien n’était comparable à un certain cliché. Et je dis bien, sur l’île finale ou j’arrivais, parce qu’avant ça j’ai du subir:

1) une évacuation alerte à la bombe de l’aéroport

2) les taxis qui te font payer en fonction de ta tête

3) le mal de mer qui m’a faillit faire arrêter mon voyage- tellement j’avais la tête enfoncée dans un sachet plastique. Ha hem.

Mon arrivée, comme vous pouvez l’imaginer, était un tant soit peu… blême! Mais cela ne m’a pas empêché d’enchaîner avec une découverte de l’ambiance festive de st barth et de me réveiller aussitôt pour aller tremper mes petons dans l’eau plus turquoise tu meurs.

Pendant un mois, j’ai lézardé. J’ai regardé les coquillages, j’ai observé la lune à l’envers et les étoiles qui brillent. J’ai cherché des iguanes et des pélicans. Je les ai trouvé. J’ai écouté des musiques, j’ai laissé le sable se mettre derrière mes paupières, et dans le fond de mon sac. 

J’y ai passé les fêtes, tant attendues, de Noel et nouvel an. Noel n’est pas ma tasse de thé et pourtant j’y ai reçu autant d’attentions que les gamins qui attendent patiemment au pied du sapin. J’ai passé nouvel an sur un yacht, par le plus grand des hasards. Avec ma robe à 40 balles et mes claquettes en daim. J’ai bu de l’eau de coco et je me suis pommée dans une vague archi salée. J’ai bu du planteur et j’en ai eu la tête qui tourne. J’ai prit les couleurs mates du sable de la bas. J’ai regardé les sunsets et les américains qui sortent leur carte bancaire plus vite que leur ombre.

Puis, j’ai eu des moments difficiles. Parce que ce voyage l’annonçait. J’ai laissé mes larmes sur le port. J’ai pensé à Arthur. Et j’ai accepté de ravaler ma tristesse et d’aller nager jusqu’à des plateformes en bois au milieu de la mer des Caraïbes  J’ai regardé le ciel, et ses mystères et j’ai respiré l’air de la vie.

J’ai prit l’avion pour rentrer puis j’ai du faire demi tour.

A st Barth, j’ai croisé le bonheur, la vie avec du soleil. Dans deux mois, j’y retourne. J’ai passé mon maillot de bain à la machine et je l’ai posé en évidence. Dans deux mois, il sera de nouveau sur moi.

St Barth m’a fait aimer beaucoup de choses auxquelles je ne croyais plus.

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"A l’année prochaine !" comme on dit

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Le grand départ est on ne peut plus proche, dans deux jours je monterai les marches de l’avion. Les mains qui tremblent. Le coeur avec des souvenirs d’ici.

Pour finir cette année 2013, j’aimerai tellement:

- Croire en l’impossible

- Découvrir de nouvelles couleurs

- Me faire mal aux yeux en regardant le soleil

- Dessiner des oiseaux 

- Réaliser un rêve fou

- Dire à Arthur à quel point il me manque

- Marcher sur des chemins moins sinueux

- Etre encore plus curieuse, ne jamais cesser d’apprendre

- Devenir moins cynique

- Aller à la pêche, et relâcher les poissons dans la mer

- Avoir moins les yeux qui brillent

- Admirer l’essentiel

A l’amour, a l’amitié, aux beaux jours je souhaite les plus beaux bonheurs, ceux qui vous vont bien, ceux qui vous font battre le coeur, ceux qui vous font rougir les joues.

Je ne vous souhaite pas une bonne année à venir. Non. Je vous souhaite de terminer celle-ci du mieux possible.

Je vous souhaite d’aller toucher l’horizon

"Oh ça va, toi, fais pas ta maligne !"

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Ouais, je me suis un peu faite envoyer balader… C’est pas trop la saison pour aller fricoter avec les poissons, il parait.

Pour ceux qui auraient loupé un épisode, je rembobine… Je décolle dans un peu plus d’une semaine pour les Caraïbes (je t’autorise à me lancer des parpaings en mousse à la figure, vas y). Je vais rejoindre ma soeur, qui vit là bas (genre, normal).

Et croyez moi, remplir une valise avec exclusivement des robes, shorts, maillots de bain et tout le tralala c’est ultra difficile, surtout quand tu la prépares avec un gros pull et des collants en laine sur toi. Du coup, je réalise pas vraiment. Alors je fais la valise, puis je la défait, puis je la refait, puis je la défait, puis je la refait… Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? Est-ce que les boots en cuir ça fait pas un peu too much ?

En plus, cette nuit j’ai rêvé que je ratais l’avion, comme Kevin  McCallister..

.image"Maman, j’ai raté l’avion…"

Mais aujourd’hui j’ai reçu un petit colis de ma soeur, j’ai reconnu son écriture & son adresse à l’autre bout du monde. Quand je l’ai ouverte, il y a plein de soleil et d’air frais qui se sont répandus dans l’appartement. J’ai hâte.

Bon allez, je te laisse, je vais refaire ma valise :) 

A tout bientôt, petit lecteur en chocolat.

Love, etc…

A.

Quand je m’ennuie un peu, je fais un gâteau au chocolat.

Réchauffez bien vos p’tits coeurs & allez regarder Love actually.

Love, etc…

A

Je suis une fille vachement appréciée, dans la vie en général…

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Il faudrait que je songe à poser plus souvent la question, pour dire de faire une compil’ des meilleures réponses. Tu gagnes la meilleure répartie pour le moment, Maman! <3

J’espère que vous vous portez bien. Même emmitouflés sous vos grosses écharpes en laine.

Je vais me faire un thé à la cannelle en me blottissant devant un épisode de Carrie Diaries, ouais j’suis une fille comme ça moi.

A plus dans l’bus!

Love etc…

A.

Ah oui, et mets tes lunettes pour voir un peu ça ! (Merci merci merci, vous êtes des Amours en chocolat)